3-86

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Belgische Senaat

Handelingen

DONDERDAG 2 DECEMBER 2004 - NAMIDDAGVERGADERING

(Vervolg)

Actualiteitendebat

De palliatieve zorg

Mme Clotilde Nyssens (CDH). - Le problème que je souhaite évoquer au cours de ce débat d'actualité est la fermeture des centres de jour en soins palliatifs. Je constate qu'au 31 décembre, les dix centres de jour que compte notre pays cesseront d'être subventionnés. Sur quoi cette décision est-elle fondée ? Je sais que le taux de fréquentation des centres est faible mais il me semble qu'il est prématuré d'en tirer des conclusions aussi radicales qu'une fermeture.

Voici quelques jours, j'ai participé à un colloque organisé par l'INAMI. Il y a été rappelé que les centres de jour ont été calqués sur une expérience anglaise. En Grande-Bretagne, il existe une multitude de centres de jours répondant à des besoins réels. À quoi les sommes qui, cette année, ont été allouées aux centres de jour seront-elles affectées désormais ? Seront-elles perdues pour le secteur des soins palliatifs ?

La cellule d'évaluation instituée par la loi sur les soins palliatifs s'est-elle prononcée sur cette décision ? Existe-t-il un lien entre la politique de projets de l'INAMI et cette cellule d'évaluation ?

Enfin, je ne puis admettre que l'on justifie la fermeture des centres de jour par le développement des services offerts pour satisfaire la demande de soins palliatifs à domicile. J'ai été en contact avec plusieurs centres de jour et il semblerait que les critères actuels d'admission dans ces centres ne soient pas des meilleurs et devraient être revus. Je vous donne un exemple. Certaines personnes sont atteintes de maladies incurables mais de longue durée. Ces personnes ne correspondent pas toujours à la définition de la notion de « patient subsidiable » dans un centre de jour. Cela ne veut toutefois pas dire qu'elles n'y ont pas leur place.

Je demande donc que l'on ne mette pas fin à ces expériences pilotes, qu'on en réexamine éventuellement le concept et au besoin qu'on l'aménage. Il serait en tout cas prématuré d'envisager, dès à présent, une fermeture définitive des centres de jour.

Mme Christine Defraigne (MR). - En septembre 2000, dans la foulée des débats sur la loi relative à l'euthanasie, le ministre des Affaires sociales de l'époque présentait un plan politique concernant les soins palliatifs. En 2000, lors de la présentation de ce projet, il était question non pas de dix centres mais de neuf. Je demande donc au ministre de préciser le nombre de ces centres.

Une phase expérimentale de trois ans était prévue avant de prendre la décision de généraliser l'expérience des neuf centres de jour répandus sur l'ensemble du pays. L'INAMI compte mettre fin à l'expérience qui n'a pas été convaincante. Un rapport intermédiaire a révélé qu'en deux ans, 294 demandes d'admission avaient été introduites parmi lesquelles 223 ont été accueillies favorablement. Le taux d'occupation de ces centres a été en moyenne de 17,3% en 2002 et de 26,4% en 2003 alors que l'objectif initial avait été fixé à 80%. Parmi les raisons de cet échec, on évoque notamment l'efficacité du réseau de soins à domicile.

Pourquoi supprimer l'ensemble de l'expérience alors que les taux d'occupation affichent une augmentation de près de 10% en un an, même s'ils n'atteignent pas les 80% prévus ? Cette tendance à la hausse pourrait se confirmer dans les années à venir. En outre, tous les centres concernés ne sont certainement pas en situation d'échec. Sur la base de quels critères ont été choisis les neuf centres pilotes ? Ne faudrait-il pas renouveler l'expérience avec d'autres centres ?

Des responsables de ces centres invoquent les conditions d'admission trop strictes, au point de rendre l'expérience impraticable. Un des critères prévoit que l'espérance de vie des malades ne peut excéder six mois et que passé ce délai, le financement est supprimé. Or, certaines maladies incurables, notamment les affections neuromusculaires, sont lentes à se développer. Des patients ont donc été exclus de l'expérience. Ne conviendrait-il pas d'assouplir les critères d'admission afin qu'ils soient plus adaptés aux réalités ? Les centres de jour ne semblent pas avoir été informés officiellement de cette décision de fermeture. Quand et comment le seront-ils ? Le ministre a annoncé que d'autres projets pilotes pourraient être mis sur pied. En quoi consisteront-ils ? Quand seront-ils mis en place ?

De heer Patrik Vankrunkelsven (VLD). - Ook ik heb, een paar maand geleden al, vernomen dat de financiering van de dagcentra voor palliatieve zorg mogelijk zou worden afgeschaft, omdat de bezettingsgraad aan de lage kant is. Dat is vrij normaal, aangezien het ging om een experiment. Het vraagt altijd een zekere tijd vooraleer het duidelijk wordt of een nieuwigheid een toegevoegde maatschappelijk waarde heeft.

Uit eigen ervaring weet ik dat er in ons land een goede palliatieve thuiszorg bestaat en dat ook ziekenhuizen sinds enige jaren beter en beter palliatieve zorg organiseren. Toch blijf ik ervan overtuigd dat er tussen die twee niveaus plaats is voor een derde niveau.

Dagcentra bieden heel wat mogelijkheden. Ik denk in de eerste plaats aan de familieleden die thuis een terminale patiënt verzorgen. Dat vergt van hen zoveel kracht en energie dat het voor hen heel welkom is, als de patiënt af en toe een of twee dagen in een dagcentrum kan verblijven. Dat kan hen de nodige zuurstof geven om hun inspanning daarna vol te houden. Zodoende komen de patiënten in feite later terecht in de intra-muros-zorg, die trouwens veel duurder is. Dagcentra zijn dus niet alleen een besparing, ze komen ook tegemoet aan de wens van patiënten om zo lang mogelijk thuis te worden verzorgd. Deze centra bieden ook de mogelijkheid om de patiënten bepaalde technische zorgen toe te dienen, zoals bloedtransfusies, chemotherapie, evacuerende puncties of andere medische handelingen die niet thuis kunnen gebeuren. Op dat vlak betekenen de dagcentra een nuttige hulpfunctie. Dan spreek ik nog niet over het belang van het contact met lotgenoten, met wie de patiënten over hun problemen kunnen praten.

Om die redenen vraag ik de minister om zijn beslissing in beraad te houden en opnieuw te evalueren of deze centra toch niet beter kunnen blijven bestaan, en hoeveel er nodig zijn in België. Als er na een bijkomende periode van twee jaar blijkt dat deze centra nog steeds onderbezet blijven, moeten we inderdaad andere oplossingen zoeken en moet de bijkomende hulp in de intra-muros-zorg worden ingebouwd via daghospitalisatie.

Ik pleit ervoor om deze centra nu verder te blijven financieren. De huisartsen moeten ook de tijd krijgen om ze te leren kennen. Zij weten nog maar sinds één of twee jaar dat deze centra bestaan. Het is nu nog te vroeg om maatregelen te treffen.

M. Philippe Mahoux (PS). - L'émotion est grande devant une décision éventuelle de fermeture. Pourquoi ? Simplement parce que la prise en charge est tout à fait correcte et que la situation des malades concernés et de leurs familles est généralement dramatique.

Par rapport aux soins palliatifs, il faut prendre des mesures permettant une amélioration certaine de la prise en charge. Une évaluation est dès lors nécessaire. N'oublions pas que l'intérêt des malades et de leurs familles prime celui des institutions. Ce ne sont pas des murs et des briques que nous devons défendre, mais des personnes. Il convient donc, d'une part, de préciser la manière dont nous souhaitons que les soins palliatifs soient organisés et, d'autre part, d'améliorer la définition de ceux-ci.

Concernant l'organisation, deux approches sont possibles : la méthode verticale, et la méthode horizontale. Dans la méthode verticale il s'agit, tant en milieu hospitalier qu'à domicile, d'isoler les soins palliatifs de l'ensemble des autres soins. En d'autres termes, en milieu hospitalier, il faut créer des services spécifiques de soins palliatifs et non faire appel à des équipes mobiles spécialisées en soins de ce type ; pour les soins à domicile, il convient de créer de manière spécifique, en dehors d'une logique de soins continués, une spécialisation en soins palliatifs avec prise en charge des malades à domicile par des équipes de soins palliatifs, ce qui va à l'encontre d'une continuité des soins. Il est important de préciser les choses quand on décide des systèmes de financement et de prise en charge.

Enfin, nous devons nous intéresser à la définition des soins palliatifs. Lors de l'évaluation du premier rapport de la commission sur l'euthanasie, j'ai eu l'occasion de dire que si l'on considère comme soins palliatifs toute forme de prise en charge de malades chroniques, on ne parle plus directement de soins palliatifs. Cela ne signifie pas que la problématique de prise en charge sérieuse des malades chroniques ne doit pas être améliorée, mais il faut avoir une conception spécifique des soins palliatifs.

En étendant la définition des soins palliatifs à la totalité des malades chroniques, on risque d'en arriver à une situation où l'on négligerait une prise en charge spécifique des malades chroniques, lesquels nécessitent un encadrement de très longue durée, ce qui n'est généralement pas le cas des malades pris en charge dans le cadre des soins palliatifs.

Telles sont, indépendamment de la question originelle posée par nos deux collègues sur la mesure des prises en charge de jour à titre de projet pilote, les questions pour lesquelles il serait intéressant d'avoir une approche globale ainsi qu'une réponse du ministre.

De heer Wouter Beke (CD&V). - Ik sluit me aan bij alle voorgaande sprekers, die gewezen hebben op de sterke commotie die is ontstaan in de sector van de palliatieve zorg. Wij wensen dat er inzake palliatieve zorg niet overhaast te werk wordt gegaan en dat de minister de voorgenomen maatregel nog eens overdenkt.

In de commissie voor de Sociale Aangelegenheden en de commissie voor de Justitie hebben we nog maar drie weken geleden het evaluatierapport over de euthanasiewetgeving uitgebreid besproken. De aanbevelingen ervan in verband met de palliatieve zorg werden in de commissie door niemand betwist. Die aanbevelingen hebben betrekking op de informatie inzake palliatieve zorg, op de uitbouw van palliatieve thuiszorg en palliatieve dagcentra en op de verplichte palliatieve filters. Indien die aanbevelingen worden uitgevoerd, kan de noodzaak aan dagcentra alleen maar toenemen. Het voornemen van de minister gaat diametraal tegen deze aanbevelingen in.

De minister zei vorige week in antwoord op collega Nimmegeers dat de aangesproken patiënten niet overeenkomen met de vooropgestelde doelgroep. Volgens de minister zouden eigenlijk alleen zestigplussers in de dagcentra mogen worden verzorgd. Dat is een heel beperkte visie op palliatieve zorg. Alsof mensen die jonger zijn dan zestig, geen nood aan palliatieve zorg en een menswaardig levenseinde kunnen hebben.

Ik sluit me ook aan bij de kritiek die in de media werd geuit door experts inzake palliatieve zorg. Zij vinden dat drie jaar een te korte periode is om palliatieve dagcentra uit te bouwen. In het buitenland wordt vaak zelfs een periode van tien jaar vooropgesteld om die centra te kunnen uitbouwen en ze bij de patiënten kenbaar te maken. We hebben cijfers over twee jaar. De cijfers voor het derde jaar ontbreken, maar ik vermoed dat die in stijgende lijn gaan. Zelfs indien de centra na drie jaar niet voor 100% bezet zijn moeten ze de kans krijgen in de volgende jaren het beoogde resultaat te bereiken.

Een belangrijke reden voor de lage bezettingsgraad is de therapeutische hardnekkigheid die vooral in de ziekenhuizen wordt toegepast, soms op vraag van de familie, soms op initiatief van de artsen. Door de therapeutische hardnekkigheid komen mensen die eigenlijk in palliatieve centra thuishoren, er niet in terecht.

Hoewel mijn eerste bekommernis van menselijke aard is, wil ik ook wijzen op de financiële kant van de zaak. De minister moet bij de evaluatie onderzoeken wat de kostprijs is van de therapeutische hardnekkigheid in ziekenhuizen en die vergelijken met de kostprijs van de dagcentra. Indien hij dat doet, zal hij de kostprijs van de palliatieve centra wel anders beoordelen.

De heer Staf Nimmegeers (SP.A-SPIRIT). - Vorige week stelde ik de minister een vraag over het lot van de palliatieve dagcentra, maar zijn antwoord bevredigde mij niet helemaal. Ik sluit mij dan ook graag aan bij de woorden van collega Mahoux: `L'émotion est grande...' Talrijke mensen voelen zich diep gekwetst. Het gaat om meer dan sentiment alleen, want hier worden de stervenden getroffen, een van de meest bedreigde en armste groepen in onze maatschappij, voor wie wij in al onze welvaart de nodige aandacht moeten blijven opbrengen. Namens onze fractie dring ik aan op voldoende aandacht voor de palliatieve zorg. Dat betekent dus alleszins meer aandacht dan nu.

We komen uit een proefperiode. Een evaluatie na een voldoende lange proefperiode kan leiden tot het niet verlengen van de maatregelen. Mijns inziens is de proefperiode evenwel te kort geweest om tot besluiten te kunnen komen, vooral omdat de palliatieve zorg nog zeer nieuw is en weinig bekend is bij de artsen en het publiek. Het vergt toch enige tijd om de drempel tot dit zorgaanbod te verlagen. Ons land dreigt een historische kans te missen om de therapeutische hardnekkigheid - zoals we dat met een eufemisme noemen - aan te pakken en het zou daar later wel eens spijt van kunnen krijgen.

Wanneer terminale patiënten die behoefte hebben aan palliatieve zorg, een dag samen kunnen doorbrengen in een dagverblijf, is dat niet alleen een dagje vrij voor het thuisfront, maar komt er ook een dynamiek van wederzijdse hulp en ondersteuning op gang.

Ik vertrouw erop dat de minister echt op zoek is naar alternatieven en dat hij overtuigd is van de noodzaak van het project. Mochten er echt zwaarwichtige redenen bestaan om de palliatieve dagcentra niet langer te subsidiëren, dan wil ik toch snel op de hoogte worden gebracht van die alternatieven.

M. Rudy Demotte, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique. - M. Mahoux me donne l'occasion de réagir à certains points. Il était en effet utile de préciser le cadre dans lequel s'insèrent les projets pilotes en matière de soins palliatifs.

Il est important de le souligner, nous ne partons pas de zéro. Nos services d'accompagnement n'ont rien à envier aux pays voisins, qui sont des références en ce domaine et qui ont mis sur pied des centres de jour.

On est impressionné par le nombre d'initiatives - 32 différentes - qui, en dix ans, ont vu le jour dans le secteur des soins palliatifs. Je vais vous citer les plus importantes.

Les structures hospitalières, à travers le résidentiel surtout, ont été des pionnières en matière d'accompagnement palliatif. On y a créé des lits Sp dont l'encadrement dépasse largement celui des autres lits.

Très vite cependant, on a compris que les soins palliatifs ne se limitaient pas à l'hospitalier seul et, à la fin des années 1990, on a pris différentes dispositions extramurales qui sont :

1.La mise sur pied d'équipes multidisciplinaires ;

2.L'instauration d'un forfait palliatif, une excellente initiative, qui permet aujourd'hui de maintenir les patients le plus longtemps possible à leur domicile ;

3.La suppression des tickets modérateurs pour les soins à domicile dans ce contexte, ce qui est fondamental sur le plan financier ;

4.L'introduction de la fonction palliative pour la formation du personnel des maisons de repos et des maisons de repos et de soins à partir de 2001 ;

5.L'ouverture de centres de jour à partir de 2002 ;

6.L'abolition du ticket modérateur pour les visites du généraliste au domicile du patient.

Nous disposons donc d'un arsenal multidimensionnel extrêmement riche de dispositions en matière d'accompagnement en fin de vie.

Nous n'avons pas encore trouvé le rythme de croisière et nous serons amenés à décider de nouvelles réorientations dans ce secteur. Notre politique ne se fondera pas exclusivement sur l'intuition : nous disposerons d'outils d'évaluation qui émanent essentiellement des organes de l'INAMI.

L'année 2005 doit être une année de réflexion et de mise en place de nouvelles stratégies qui vont au-delà de ce qui existe aujourd'hui. Nous allons améliorer la collaboration en matière de soins de santé, notamment en ce qui concerne l'articulation, dont tout le monde parle aujourd'hui, entre médecins généralistes, services d'aide et d'assistance des personnes à domicile, mise à disposition de matériel ad hoc là où cela se justifie dans les phases de fin de vie. Ces débats ne se limitent pas aux mots mais couvrent des situations extrêmement concrètes de fin de vie.

En ce qui concerne la définition du contenu des droits du patient au regard de son statut de personne en fin de vie, il y a des décisions à prendre sur le plan thérapeutique mais également des considérations éthiques, notamment au regard de ce que certains d'entre vous ont qualifié tout à l'heure de « risques d'acharnement thérapeutique ».

Quant à l'autre piste relative au maintien, tant que faire se peut, de la personne à son domicile, il n'existe aucun autre lieu plus digne, pour une personne en fin de vie, que ce soit pour des raisons psychologiques, humaines ou familiales.

Sans doute y a-t-il là aussi une réflexion à mener sur les raisons de l'échec relatif des centres de jour dans leur forme actuelle - et je suis très modéré dans mes propos.

Er zijn enkele mogelijkheden op korte termijn. We moeten ons in 2005 bezinnen over de beslissingen die we nu genomen hebben. De palliatieve sector bestaat nog niet lang in België, zodat we op het terrein nog een en ander moet uittesten. Ik reken op de zorgverstrekkers voor het ontwikkelen van good practices.

Ik realiseer mij zeer goed dat er op korte termijn nog maatregelen moeten worden genomen. Zo is er nog heel wat werk op de plank voor de thuiszorg en de multidisciplinaire teams. Ik laat onderzoeken hoe we de multidisciplinaire teams kunnen uitbreiden om het toenemende aantal patiënten 24 uur op 24 op te vangen.

Coördinatie op het terrein is van het grootste belang zodat een consensus kan groeien rond de good practices. Om budgettaire redenen en in het belang van de patiënten is een grondige en oordeelkundige evaluatie van de praktijk onontbeerlijk. Ik heb dus niet alleen oog voor cijfers en financiering, maar ook voor de plaats van de patiënt in heel dit gegeven.

De dagcentra vormen een heikel onderwerp. Het RIZIV-rapport bewijst duidelijk dat de huidige vorm onvoldoende aanslaat, zodat de bezetting van de dagcentra niet altijd overeenstemt met de vooropgestelde doelstellingen.

À ce sujet, je voudrais ajouter que nous poursuivrons les procédures de substitution à ce qui était jusqu'à présent prévu dans les conventions des centres de jour. Nous affinerons notamment un des dispositifs centralisateurs de données qui me paraît important pour l'édification de toute politique : le centre d'enregistrement de toutes les demandes effectuées autour de la prise en charge des personnes en fin de vie.

En l'état, les conventions des centres de jour vont en effet prendre fin le 31 décembre 2004. Il s'agissait de projets expérimentaux pour une période trop courte, selon certains. Toutefois, les budgets consacrés aux soins palliatifs sont maintenus. Il ne s'agit donc pas du tout d'une économie. Je vais d'ailleurs immédiatement utiliser ces budgets à deux fins. Tout d'abord, je vais mieux financer la prise en charge de la kinésithérapie dans les soins palliatifs. Nous allons ainsi résoudre un problème qui se posait à se sujet. Ensuite, je donne instruction à l'administration et plus précisément à l'INAMI de me soumettre, sur la base des différentes études qui sont encore en cours et d'autres que je n'ai pas encore évoquées au parlement, une note d'orientation qui me permette de requalifier le projet des centres de jour, peut-être pas dans les mêmes conditions. En effet, nous ne devons pas oublier que ces centres peuvent constituer une réponse, même si, chez nous, l'efficacité des soins à domicile est peut-être plus grande qu'en Angleterre, une région qui nous a souvent servi de référence dans ce débat extrêmement complexe.

Mme Clotilde Nyssens (CDH). - Je suis d'accord pour affirmer qu'une réflexion approfondie est nécessaire. Mais, en attendant, les fédérations demandent que les centres ne soient pas fermés pendant cette réflexion. Je pense qu'elles savent de quoi elles parlent. La réflexion qui sera menée en 2005 sera la bienvenue, mais pourquoi faut-il fermer les centres ?

De heer Wouter Beke (CD&V). - Ik sluit mij aan bij de vorige spreker. De minister beweert dat een aantal studies die in het debat moeten worden opgenomen, nog niet in het Parlement besproken zijn. Waarover gaan die studies? Wat is de teneur ervan?

De minister heeft niet gereageerd op mijn voorstel om de kostprijs van de dagcentra te vergelijken met de kostprijs van langere ziekenhuisopnames. Patiënten komen nu vaak in ziekenhuizen terecht, hoewel ze beter kunnen worden opgevangen in de palliatieve centra, waar gespecialiseerd personeel ter beschikking is. Dat zou tevens voor het RIZIV een hele ontlasting zijn.

Mme Christine Defraigne (MR). - Je remercie le ministre pour cette réponse qu'il veut complète. Si, d'après ce qu'il nous dit, les budgets pour les soins palliatifs sont maintenus, c'est rassurant. La nouvelle est importante. Je renchéris sur les propos de Mme Nyssens : il y a une transition à assurer. Mais, pendant cette période, comment les choses seront-elles organisées ?

De heer Patrik Vankrunkelsven (VLD). - Het is niet helemaal correct van de heer Beke om alleen een vergelijking te maken tussen de palliatieve dagcentra en de zorg intra muros. Een deel van de patiënten die in theorie in die centra zouden terechtkomen, verblijven nu uiteraard thuis. De discussie gaat dus ook over de vraag hoe de verzorging thuis het best kan worden ondersteund. Die discussie is zeker niet zwart-wit en de minister heeft volgens mij heel wat terechte opmerkingen geformuleerd.

Ik heb nog een heel praktische vraag met betrekking tot de beroepscategorieën die zich bedreigd voelen. Ze vrezen dat de budgetten van de centra nu naar de kinesisten zullen gaan om hen een grotere inbreng te geven in de palliatieve centra. Is dat niet een beetje gekunsteld? Zijn er geen andere mogelijkheden om de kinesisten meer middelen te geven? De kinesitherapie is immers niet zo belangrijk in de palliatieve zorg.

M. Philippe Mahoux (PS). - Pendant cette période intermédiaire qui est annoncée, comment répondra-t-on aux demandes ? Il faut voir le problème du point de vue des malades et des familles. Il est fondamental.

J'insiste sur la nécessité de donner une définition de ce qu'est un malade nécessitant des soins palliatifs. Ces malades doivent-ils être hospitalisés ? Peuvent-ils être maintenus à domicile ? Je pense que cela peut être l'un ou l'autre pour le même malade suivant les moments. Les familles doivent pouvoir être, de temps en temps, soulagées de la charge affective et physique que représentent les malades en soins palliatifs ou les malades chroniques.

De heer Staf Nimmegeers (SP.A-SPIRIT). - De minister heeft in dit debat meer tijd gehad om het probleem in een ruimer kader te situeren dan vorige week. Toen kwam er maar één facet aan bod.

We kregen van de minister niet altijd concrete antwoorden op concrete vragen, maar we weten nu ten minste hoe hij over één en ander denkt.

In sommige Brusselse klinieken is er op dat vlak al heel wat geëxperimenteerd en de resultaten daarvan zijn ongetwijfeld zeer leerrijk. De minister zal er heel wat van kunnen opsteken. We zullen ons in 2005 op onze beurt ook bezinnen over de maatregelen die werden genomen.

M. Rudy Demotte, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique. - Une série de questions complémentaires ont été posées mais je ne puis répondre avec précision car je ne dispose pas encore des résultats de certaines études en cours.

L'une de ces questions porte sur les moments de transition. Quand on prévoit un terme dans une convention, si celle-ci n'est pas réévaluée positivement, on sait que ce terme signifie la fin de l'expérience. J'applique la même procédure dans d'autres domaines, notamment celui des centres de psychiatrie de jour. Vu le débat suscité à la Chambre tout à l'heure et maintenant dans cette assemblée, je rappelle que si le terme d'une convention n'est pas respecté, le cahier des charges doit être mis en oeuvre.

Comme je l'ai dit, j'ai demandé à l'INAMI de dégager une solution afin d'avoir une prise en charge qui ne soit pas exclusivement orientée sur la maison ou sur l'hôpital au sens traditionnel. Il y a quelque chose à bâtir entre les deux. Est-ce par les centres de jour hospitaliers classiques ou par les équipes dont il faudrait entourer les maisons de repos et de soins ? Je ne peux le dire à ce stade de la réflexion.

Dire que le ministre profite du terme des conventions pour faire une économie dans les budgets est une caricature. Les soins palliatifs sont une matière beaucoup trop sensible. Je fais remarquer au passage que l'on me demande beaucoup d'économies.

À propos des soins de kinés, je répondrai à M. Vankrunkelsven que c'est un des dispositifs que nous allons actionner. Mais ce n'est pas la seule réponse à apporter. Le rôle des kinés dans les soins palliatifs sera aussi évalué.