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De voorzitter. - Ik stel voor deze vragen om uitleg samen te voegen. (Instemming)
De heer Vincent Van Quickenborne (VU-ID). - Mijn vraag om uitleg gaat over een onderwerp dat aan bod is gekomen tijdens het zomerreces, eind augustus. In een bericht van het persagentschap-Bloomberg werd toen vermeld dat de regering van plan zou zijn de minderheidsaandeelhouders van de Nationale Bank uit te kopen. Jean-Paul Servais, de kabinetschef van de minister, zou zich in die zin hebben uitgelaten. Dat persbericht werd 's morgens vroeg verspreid, eerst door Bloomberg, daarna ook door Belga. De kabinetschef ontkende het bericht vrijwel onmiddellijk. Intussen was het `kwaad' al geschied en was de koers omhoog geschoten met twintig procent.
Een paar dagen later zei de heer Luc Coene in een interview in de Financieel Economische Tijd dat de nationalisering - met andere woorden, het uitkopen van de minderheidsaandeelhouders van de Nationale Bank - een werkhypothese is. Hij stelde: "Op termijn is er niet veel andere keuze dan een nationalisering." De federale overheid bezit de helft van de aandelen van de Nationale Bank en de rest is op de beurs genoteerd en dus verspreid bij financiële instellingen, particulieren en de directie.
Heeft de kabinetschef van de minister, de heer Servais de vermelde uitspraken gedaan?
Vindt de minister het verantwoord dat een kabinetschef zich op een dergelijke, minstens dubbelzinnige wijze, uitlaat, goed wetende dat dit aandeel beursgenoteerd is? Hij weet dus dat dergelijke verklaringen invloed kunnen hebben op de koers van het aandeel.
Overweegt de minister de band waarop het interview staat, op te vragen teneinde te verifiëren wie de correcte uitspraak heeft gedaan?
Wat is zijn mening over de beweringen van de heer Coene?
Is een werkgroep formeel of informeel belast met de hypothese van de nationalisering?
Wordt een openbaar bod overwogen?
Hoe komt het dat het lange tijd duurde vooraleer de koers werd geschorst en vindt de minister de regulering betreffende het vrijgeven van gevoelige informatie aangaande beursgenoteerde effecten accuraat?
M. René Thissen (CDH). - Je vais évidemment reprendre en partie les propos de M. Van Quickenborne. Monsieur le ministre, le 23 août dernier, la publication par l'agence Bloomberg d'une interview de votre chef de cabinet, Jean-Paul Servais, suscitait une intense spéculation sur les titres de la Banque nationale qui augmentaient de plus de 20% avant de voir leur cotation suspendue.
Dans cette interview, M. Servais évoquait la nationalisation de la Banque nationale comme objectif, ajoutant que la question en suspens était celle du timing et du prix.
Quelques heures plus tard, il démentait l'existence d'un plan visant à la nationalisation de la Banque nationale, ajoutant que, dans l'interview, il n'avait fait qu'évoquer la possibilité théorique d'une telle opération.
Peu de temps après, vous avez précisé que la question ne figurait pas à l'agenda du gouvernement pour l'avenir immédiat et qu'elle ne ferait pas partie des discussions sur le budget 2003.
Considérant peut-être que la confusion créée n'était pas suffisante, le chef de cabinet du premier ministre y est allé de ses propres déclarations indiquant qu'une nationalisation était envisagée, qu'elle ne faisait pas partie des priorités du gouvernement et que, si elle intervenait, elle ne se ferait pas sous la forme d'une offre publique d'achat, mais plutôt par le biais d'une loi d'expropriation.
Le résultat de ces différentes déclarations est une spéculation qui se poursuit, le cours du titre Banque nationale fluctuant à un niveau de 20 à 50% supérieur à ce qu'il était avant les déclarations de votre chef de cabinet. Hier, le cours était à 2.486 euros ; cette valeur est très éloignée de celle du mois d'août, soit 1.900 euros.
J'en viens ainsi à mes questions. Les diverses déclarations qui viennent d'être mentionnées avaient-elles fait l'objet d'une concertation préalable avec les organes compétents de la Banque nationale ?
Dès lors qu'aucune décision gouvernementale ne semble être intervenue sur ce dossier, quelle était la nécessité pour votre chef de cabinet d'accorder une interview à l'agence Bloomberg et d'y évoquer la nationalisation possible de la Banque nationale ?
Pensez-vous qu'il soit opportun, lorsqu'on envisage ce type d'opération, d'accorder une certaine publicité à ses intentions, au risque de rendre l'opération beaucoup plus onéreuse pour les finances publiques ? Un rachat au cours de bourse du 4 septembre coûterait plus de trois milliards de francs de plus qu'un achat au cours du 22 août. Aujourd'hui, ce montant sera encore nettement supérieur.
Pensez-vous vraiment qu'en cas de nationalisation de la Banque, vous puissiez faire l'économie du paiement d'un prix au minimum équivalent au cours de bourse, compte tenu de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme en matière d'expropriation ?
Quel est le sens de toutes ces déclarations alors que le Parlement - majorité et opposition - vient de modifier en juillet dernier la législation applicable à la Banque nationale afin notamment de faire reconnaître sa spécificité face aux revendications d'actionnaires minoritaires ?
Une enquête a-t-elle été menée en vue de savoir si les déclarations émanant de votre chef de cabinet et de celui du premier ministre ne relevaient pas de la manipulation de cours et si certaines personnes n'en avaient pas tiré profit ?
En vue de faire cesser la spéculation, pouvez-vous nous affirmer clairement que tant que vous serez ministre des Finances, il n'y aura pas de nationalisation, d'expropriation ou de rachat par l'État des actions de la Banque nationale ?
Je vous vois sourire, je suppose donc que vous me répondrez qu'il n'y aura pas d'opérations de ce genre mais que, pour cela, vous espérez rester en fonction de nombreuses années.
De heer Didier Reynders, minister van Financiën. - Op vraag van een journalist van het agentschap Bloomberg heeft mijn kabinetschef op donderdag 9 augustus in de vooravond verschillende technische toelichtingen gegeven bij de wet van 2 augustus 2002 betreffende het toezicht op de financiële sector en de financiële diensten. Het is misschien verrassend, maar op vrijdag 23 augustus, meer dan vijftien dagen na dit onderhoud, beslist die journalist om een persbericht te publiceren om 12.25 uur, in volle beurssessie. Deze publicatie lokt op dat moment geen enkele reactie uit op de markt en dit ondanks een titel die lang niet in verhouding stond tot de inhoud. Het is pas op het moment dat de titel van het persbericht wordt hernomen op verschillende on-line-sites dat de koers sterk begint te bewegen. Dit effect wordt nog versterkt door het feit dat het gaat om een aandeel dat doorgaans als weinig liquide wordt beschouwd.
Wij moeten beklemtonen dat in vergelijking met andere persagentschappen de berichten van Bloomberg in België duidelijk minder verspreid worden. Bijgevolg hadden veel mensen aanvankelijk geen toegang tot het bericht. Toen mijn kabinetschef voorgelicht werd over de koersbeweging, heeft hij onmiddellijk gereageerd. Tegelijk heeft de marktautoriteit van Euronext-Brussels beslist de notering van het aandeel NBB te schorsen. De hoofdredacteur van agentschap Bloomberg heeft na overleg met de hoofdzetel van zijn agentschap zelf het initiatief genomen om verbeteringen aan te brengen aan het oorspronkelijk perscommuniqué, niet alleen aan de inhoud ervan, maar ook aan de ophefmakende titel. Tegelijk verduidelijkt het agentschap Bloomberg in zijn verbetering dat er geen plannen tot nationalisatie van de Nationale Bank van België bestaan en dat er geen probleem rijst met het statuut van de Nationale Bank van België. U zult het met mij eens zijn dat het vrij uitzonderlijk is dat een agentschap zelf, en zo vlug, zijn communiqués verbetert. Nochtans is dat het geval geweest en moet er worden benadrukt dat ingevolge deze officiële correctie door het agentschap Bloomberg de marktautoriteit van Euronext-Brussels heeft beslist de notering van het aandeel van de Nationale Bank van België te hernemen.
Ce n'est pas la première et la dernière fois que cela se produit. Je constate que l'incident devient presque une habitude. Pas plus tard que ce vendredi, j'ai lu dans la presse que la publication d'une autre dépêche, de la même agence Bloomberg, au cours de la séance boursière d'Euronext de vendredi dernier, aurait pu provoquer une baisse tout aussi significative de 17% de la cotation du titre d'une importante société reprise dans le BEL20, à savoir UCB. En effet, il résulterait de la lecture de cette dépêche que l'information relayée n'est pas à proprement parler neuve, l'agence ayant toutefois choisi d'interpréter ces informations comme un profit warning, soit exactement le même problème que celui constaté à propos de la Banque nationale de Belgique sur la base d'un titre racoleur d'une dépêche.
Je peux donc vous confirmer que mon chef de cabinet n'a en rien évoqué l'idée d'une décision du gouvernement allant dans ce sens et que le correctif n'est pas du tout de son fait. C'est l'agence elle-même qui a corrigé d'initiative, après vérification par le chef de rédaction, les propos qui lui étaient attribués. Comme je l'ai dit en commençant, je suis assez surpris qu'une dépêche comme celle-là tombe sur les téléscripteurs quinze jours après l'entretien. On ne sait toujours pas pour quelle raison.
Si nécessaire, je vous rappelle que le samedi 24 août, j'ai précisé à l'agence Belga que l'hypothèse d'un rachat par l'État des actions de la Banque nationale de Belgique qui se trouvent actuellement dans le public ne constituait pas une priorité gouvernementale. J'avais d'ailleurs précisé que cela ne ferait pas l'objet de débats lors de la préparation du budget 2003. Je peux vous confirmer que cela n'a pas été le cas.
Je vous confirme bien volontiers qu'il n'y a pas de groupe de travail formel ou informel pour étudier cette question. Il n'y a aucune discussion à l'étude pour l'instant en collaboration avec la Banque nationale ; la situation est d'ailleurs connue. Les différentes lois du 2 août ont au demeurant confirmé le statut particulier de la Banque nationale de Belgique et son rôle dans le cadre de la coordination de la surveillance des différents secteurs financiers visant à assurer l'intégrité de places financières belges.
Il n'y a donc rien de nouveau sous le soleil. Je vous confirme qu'il ne s'agit en rien d'une priorité du gouvernement.
Pour ce qui concerne votre dernière question, je ne puis évidemment pas prendre d'engagement pour un aussi long terme.
De heer Vincent Van Quickenborne (VU-ID). - Ik dank de minister voor deze verduidelijkingen. Inmiddels is de koers van het aandeel gestabiliseerd op een zeer hoog niveau en kan er dus van worden uitgegaan dat er op termijn toch wel een oplossing moet komen.
De minister heeft handig als hij is, op een aantal vragen niet geantwoord. In zijn plaats zou ik overigens ook voor die benadering kiezen.
Mijnheer de minister, bent u zinnens om de band waarop het interview werd opgenomen, op te vragen om na te gaan wie welke uitspraak heeft gedaan?
Over de bewering van de heer Coene hebt u niets gezegd. U hebt verwezen naar uw eigen verklaringen en naar die van de heer Servais.
Bent u het eens met de uitspraak van de heer Coene dat er op termijn geen andere keuze overblijft dan de nationalisering?
M. René Thissen (CDH). - En ce qui concerne l'interview accordée le 9 août et sa publication quinze jours plus tard, c'est une information dont je ne disposais pas. J'en prends acte. Toutefois, si l'agence Bloomberg a apporté une correction par la suite, je suppose que c'est à la suite d'un coup de téléphone du cabinet du ministre indiquant qu'il y avait un problème. On ne connaît toujours pas exactement le contenu des déclarations et on ne sait toujours pas si le chef de cabinet n'a pas été malgré tout imprudent dans ses déclarations, permettant ainsi à l'agence Bloomberg d'intervenir.
Vous ne nous avez pas dit non plus si une enquête avait été menée pour déterminer qui aurait pu profiter de ces augmentations de cours. Vous ne me rassurez pas quand vous dites que cette interview a été publiée quinze jours plus tard en pleine séance de bourse. Cela me semble relativement imprudent de la part d'une agence aussi importante que Bloomberg.
Vous dites que ce cas se présente régulièrement. Soit. Cependant, il s'agit en l'occurrence du marché des actions : il arrive tous les jours que des profit warnings aient des incidences sur les cours, voire des conséquences très importantes. Dans le cas présent, il s'agit de déclarations de responsables politiques concernant une entreprise spécifique, qui jouent avec notre monnaie, donc avec notre économie.
Selon moi, l'argument de l'UCB ne permet pas de justifier ce qui s'est passé avec la Banque nationale.
Je prends acte que cette question ne constitue pas pour vous une priorité. Cependant, monsieur le ministre, dans l'esprit de certains, cela signifie que le sujet reste à l'ordre du jour. Est-ce effectivement le cas ?
J'ai cru comprendre qu'il ne serait pas traité avant les élections. J'en prends acte. Cela me paraît tout à fait normal puisqu'il n'y a pas de groupe de travail.
De heer Didier Reynders, minister van Financiën. - Ik heb nog twee opmerkingen. De eerste heeft betrekking op de vraag over de verklaring van de heer Coene. Ik heb het standpunt van de regering vertolkt en heb geen verdere commentaar op de verklaring van de heer Coene.
De regering beschouwt dit niet als een prioriteit. Het punt is bij de opmaak van de begroting voor 2003 dan ook niet aan bod gekomen en er zal geen formele of informele werkgroep worden opgericht.
Mijn tweede opmerking betreft de banden. Die werden geverifieerd door de hoofdredacteur van Bloomberg en Bloomberg zelf heeft een correctie doorgevoerd.
Il appartient à Euronext-Bruxelles d'indaguer sur les manipulations de cours ou autres. Des enquêtes sont demandées sur tous les événements influençant les cours de bourses. Manifestement, dans le cas présent, il convient de poser la question à l'agence elle-même.
Par ailleurs, comme je l'ai dit, ce sujet ne constitue pas une priorité. Je ne souhaite pas commencer à discuter sur le fait de savoir s'il est « un peu » à l'ordre du jour, « pas du tout », ... Chacun sait que la Banque est une entreprise cotée, chacun connaît sa situation. Je répète simplement que le gouvernement n'a pas de priorité en la matière.
Vous m'avez également demandé, monsieur Thissen, de m'engager pour la durée de ma présence à la tête du ministère des Finances. Je ne puis évidemment vous garantir quoi que ce soit, la durée étant beaucoup trop longue - je pourrais parfaitement réintégrer ma fonction après les élections. Il y a trente ans, à la question de savoir s'il y avait la moindre chance que notre prochaine frontière soit l'Ukraine, beaucoup d'Européens vous auraient certainement répondu que cette question n'était pas à l'ordre du jour, qu'elle ne constituait pas une priorité.
-Het incident is gesloten.