SÉNAT DE BELGIQUE BELGISCHE SENAAT
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Session 2023-2024 Zitting 2023-2024
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26 avril 2024 26 april 2024
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Question écrite n° 7-2305 Schriftelijke vraag nr. 7-2305

de Rik Daems (Open Vld)

van Rik Daems (Open Vld)

à la vice-première ministre et ministre de la Fonction publique et des Entreprises publiques, des Télécommunications et de la Poste

aan de vice-eersteminister en minister van Ambtenarenzaken en Overheidsbedrijven, Telecommunicatie en Post
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Vie privée - Intelligence artificielle (IA) - Profilage - Services publics - Chiffres et tendances Privacy - AI - Profilering - Overheidsdiensten - Cijfers en tendensen 
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intelligence artificielle
service public
culture numérique
mégadonnées
protection de la vie privée
kunstmatige intelligentie
publieke dienst
digitale cultuur
big data
eerbiediging van het privé-leven
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26/4/2024Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 30/5/2024)
29/5/2024Antwoord
26/4/2024Verzending vraag
(Einde van de antwoordtermijn: 30/5/2024)
29/5/2024Antwoord
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Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2299
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2300
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2301
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2302
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2303
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2304
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2306
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2307
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2308
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2309
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2310
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2311
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2312
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2313
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2314
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2315
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2316
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2317
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2318
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2299
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2300
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2301
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2302
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2303
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2304
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2306
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2307
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2308
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2309
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2310
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2311
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2312
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2313
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2314
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2315
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2316
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2317
Ook gesteld aan : schriftelijke vraag 7-2318
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Question n° 7-2305 du 26 avril 2024 : (Question posée en néerlandais) Vraag nr. 7-2305 d.d. 26 april 2024 : (Vraag gesteld in het Nederlands)

Partout dans le monde, les pouvoirs publics recourent déjà à l'intelligence artificielle (IA) dans leurs activités quotidiennes.

Toutefois, le déploiement de l'IA varie sensiblement d'un pays à l'autre, sous l'effet de toute une série de facteurs.

Les autorités italiennes, par exemple, utilisent l'IA de différentes manières, par exemple en tant qu'agent conversationnel (chatbot) d'un service clientèle et pour lutter contre la fraude fiscale. Un agent conversationnel du ministère du Travail fournit des informations sur le revenu minimum garanti. Le recours à l'IA pour lutter contre la fraude fiscale, avec le système «Anonimometro» par exemple, s'est avéré fructueux grâce à l'automatisation des analyses et à l'utilisation de données pseudonymes. La prudence s'impose toutefois, surtout lors de l'implémentation de l'IA dans des communautés vulnérables. À Rome, l'IA est utilisée pour le contrôle des canalisations d'eau au moyen de capteurs et de l'apprentissage automatique (machine learning).

L'application de l'IA dans les services publics est entravée par les coupes budgétaires et par une administration archaïque. Les agents conversationnels ont leurs limites et ne peuvent remplacer totalement l'interaction humaine, surtout au niveau de la rue, là où les fonctionnaires procèdent à des ajustements pour tenir compte de situations individuelles.

Des agents des services publics expérimentent individuellement des outils d'IA générative pour améliorer l'efficacité de leur travail. L'utilisation de l'IA dans les processus législatifs pose divers défis, certaines applications spécifiques nécessitant peut-être des modèles adaptés. La Chambre des représentants italienne expérimente l'IA dans le processus législatif. La «Loi sur l'IA» de l'Union européenne (UE) devrait inciter les États membres à adopter l'IA avec enthousiasme, mais en Italie, on s'attend à ce que la réaction reste timide en l'absence d'investissements substantiels. Le public est peu sensibilisé et les services publics peu enclins à utiliser l'IA, ce qui ralentit l'adoption de l'IA dans les administrations.

Le 10 février 2023, le Sénat a adopté la proposition de résolution relative à la mise en place d'une autorité de contrôle des algorithmes de M. Daems et consorts (doc. Sénat, n° 7-328/4).

Lors de la formation du gouvernement néerlandais en 2021, la déclaration de politique générale qui accompagne l'accord de gouvernement mentionnait que le pays miserait sur le développement du numérique. En plus des annonces habituelles, dont la promesse de poursuivre les efforts pour combler le fossé numérique et améliorer la sécurité sur internet, la déclaration indique qu'une autorité de contrôle des algorithmes sera créée pour prendre des dispositions légales garantissant que les algorithmes seront contrôlés en ce qui concerne la transparence, la discrimination et l'arbitraire.

Cet appel n'arrive pas par hasard: le scandale des allocations familiales qui a secoué les Pays-Bas a montré que le fisc se fiait à des algorithmes que lui-même était à peine capable de comprendre et encore moins d'expliquer.

Aux États-Unis aussi, où les algorithmes sont déjà beaucoup plus répandus dans les organismes publics, il est apparu que plusieurs de ces services ne disposaient pas de moyens suffisants pour évaluer les algorithmes qu'eux-mêmes utilisaient.

En ce qui concerne le caractère transversal de la présente question: les différents gouvernements et maillons de la chaîne de sécurité se sont accordés sur les phénomènes qui devront être traités en priorité au cours des quatre prochaines années. Ceux-ci sont définis dans la Note-cadre de sécurité intégrale et dans le Plan national de sécurité 2022-2025 et ont été discutés lors d'une conférence interministérielle à laquelle les acteurs de la police et de la justice ont également participé. Il s'agit donc d'une matière transversale qui relève également des Régions, le rôle de ces dernières se situant surtout dans le domaine de la prévention.

Je souhaiterais dès lors vous poser les questions suivantes :

1) L'intelligence artificielle ou les algorithmes sont-ils déjà utilisés en Belgique pour traiter des affaires publiques? Si oui, à quels niveaux de pouvoir? Pouvez-vous préciser le nombre d'instances concernées pour chacun des niveaux de pouvoir? Quels sont les services publics qui recourent à ces technologies? Pouvez-vous préciser la fonction remplie par les applications de l'IA au sein de cet ensemble?

Si ces technologies sont déjà employées, à quels niveaux le sont-elles? À combien estime-t-on les coûts actuellement? Quels sont les objectifs poursuivis? Quand l'implémentation est-elle prévue concrètement?

Si ces technologies ne sont pas encore employées, envisage-t-on de prendre de telles mesures à l'avenir? Si oui, de quelle manière?

2) Quel est le but de ces programmes d'extraction de données (scraping)? Quels sont les programmes spécifiquement utilisés? Quelles fonctions de ces programmes sont utilisées ? Pouvez-vous fournir plus d'explications à ce sujet?

Pouvez-vous préciser quelles données sont utilisées et/ou consultées? Est-ce le cas aussi pour des banques de données des pouvoirs publics? Si oui, lesquelles? Utilise-t-on également des techniques d'extraction pour les profils de médias sociaux? Si oui, de quelle manière?

3) Des services tels que l'administration fiscale ou des agences connexes utilisent-ils l'IA pour extraire des données concernant des matières comme l'impôt des personnes physiques ou l'impôt des sociétés? Si oui, de quelle manière et avec quels programmes? Quels sont les résultats à cet égard? Quel est en général le volume de données extraites par profil et de quelles données s'agit-il? Cette opération se fait-elle automatiquement?

4) Les services publics recourent-ils aux grands modèles de langage (large language models - LLM), aux agents conversationnels (chatbots) et à d'autres applications pilotées par l'IA? Si oui, combien au total? Existe-t-il des applications ou processus spécifiques pour lesquels l'IA sert à prendre des décisions ou à accomplir des tâches au sein de ces services? Depuis combien de temps ces systèmes sont-ils déjà en usage? Dans quelle mesure l'emploi de l'IA générative est-il généralisé?

5) Les services publics recourent-ils actuellement à des techniques d'indexation de données (webcrawling) et d'extraction de données (datascrapping) pour obtenir des informations? Si oui, combien au total? Pouvez-vous donner des exemples spécifiques de la manière dont ces technologies sont appliquées? Quels sont les services qui emploient de telles techniques et comment celles-ci s'intègrent-elles dans le flux opérationnel (workflow)? Des procédures spécifiques ont-elles été mises en place pour vérifier et valider ces informations?

6) Existe-t-il des collaborations avec des parties externes ou des fournisseurs de technologies pour l'implémentation de telles technologies? Si oui, comment le respect de la vie privée et la sécurité des données collectées sont-ils garantis lors de ces collaborations?

7) Quelles mesures prend-on pour veiller à ce que les applications de l'IA au sein des services publics n'aient pas d'effets négatifs sur des communautés ou groupes vulnérables? L'IA est-elle utilisée actuellement pour lutter contre la fraude fiscale et d'autres formes d'abus financiers, comme c'est le cas en Italie? Si oui, de quelle manière et dans quelle mesure l'IA influence-t-elle la prise de décision ? Est-il encore question d'une intervention humaine? Si non, pourquoi?

8) De quelle manière le public belge perçoit-il le recours à l'IA dans les services publics et quels efforts sont fournis pour améliorer la sensibilisation et la compréhension? Quelles stratégies envisage-t-on ou met-on en œuvre pour faire en sorte que l'intégration de l'IA dans les administrations belges se déroule de manière éthique et responsable?

 

Overheden over de hele wereld maken al gebruik van artificiële intelligentie (AI) in hun dagelijkse werk.

De uitrol ervan varieert echter drastisch van land tot land, afhankelijk van een hele reeks factoren.

De Italiaanse overheid gebruikt bijvoorbeeld AI op verschillende manieren, zoals klantenservice-«chatbots» en het bestrijden van belastingontduiking. Een «chatbot» van het ministerie van Arbeid verstrekt informatie over het gegarandeerde minimuminkomen. Het gebruik van AI bij belastingfraudebestrijding, zoals met het «Anonimometro»-systeem, heeft successen geboekt door het automatiseren van analyses en pseudonieme gegevens te gebruiken. Er is echter behoefte aan voorzichtigheid, vooral bij het implementeren van AI in kwetsbare gemeenschappen. In Rome wordt AI ingezet om waterleidingen te monitoren met behulp van sensoren en «machine learning».

De toepassing van AI binnen de overheid wordt bemoeilijkt door bezuinigingen en een verouderd ambtenarenapparaat. «Chatbots» hebben beperkingen en kunnen menselijke interactie niet volledig vervangen, vooral op straatniveau waar ambtenaren aanpassingen maken op basis van individuele situaties.

Overheidsmedewerkers experimenteren individueel met generatieve «AI-tools» om efficiënter te werken. Er zijn uitdagingen bij het gebruik van AI voor wetgevingsprocessen, waarbij aangepaste modellen mogelijk nodig zijn voor specifieke toepassingen. De Italiaanse Kamer van afgevaardigden voert experimenten uit met AI in het wetgevingsproces. De «EU's AI Act» zou lidstaten moeten aansporen AI te omarmen, maar in Italië wordt verwacht dat de reactie beperkt zal zijn zonder substantiële investeringen. Het publieksbewustzijn en de vraag naar AI in openbare diensten zijn er laag, wat de adoptie ervan door de overheid vertraagt .

Op 10 februari 2023 nam de Senaat het voorstel van resolutie met betrekking tot de oprichting van een algoritmetoezichthouder van de heer Daems c.s. aan (doc. Senaat, nr. 7-328/4).

Bij de regeringsvorming in Nederland in 2021 werd in de beleidsverklaring van het regeerakkoord gesteld dat het land inzet op meer digitalisering. Naast de gebruikelijke verklaringen, waarbij men onder meer belooft verder in te zetten op de digitale kloof en de veiligheid op het internet, staat ook de verklaring dat men een algoritmetoezichthouder zal aanstellen om wettelijk te regelen «dat algoritmen worden gecontroleerd op transparantie, discriminatie en willekeur».

Deze roep komt niet toevallig: de Nederlandse toeslagenaffaire liet zien dat de Belastingdienst vertrouwde op algoritmen die ze zelf amper konden begrijpen, laat staan uitleggen.

Ook in de Verenigde Staten, waar algoritmen binnen openbare instanties al veel verder verspreid zijn, bleek dat verschillende van deze diensten over onvoldoende middelen beschikten om de algoritmes te evalueren die ze zelf gebruiken.

Deze schriftelijke vraag heeft een transversaal karakter. De verschillende regeringen en schakels in de veiligheidsketen zijn het eens over de fenomenen die de komende vier jaar prioritair moeten worden aangepakt. Die staan gedefinieerd in de Kadernota Integrale Veiligheid en het Nationaal Veiligheidsplan voor de periode 2022-2025, en werden besproken tijdens een Interministeriële Conferentie, waarop ook de politionele en justitiële spelers aanwezig waren. Het betreft aldus een transversale aangelegenheid met de Gewesten waarbij de rol van de Gewesten vooral ligt in het preventieve luik.

Graag had ik dan ook volgende vragen voorgelegd aan de geachte minister:

1) Gebruikt men in België reeds artificiële intelligentie of algoritmen om overheidszaken te regelen? Indien ja, op welke niveaus en kan u hierbij afzonderlijk staven omtrent hoeveel instanties het gaat? Zou u dit uit kunnen splitsen naar niveau? Welke overheidsdiensten maken hiervan gebruik, en kan u meer toelichting geven over de functie van AI-toepassingen binnen dit geheel?

Indien ja, op welke niveaus, wat zijn de huidige geraamde kosten, wat zijn de beoogde doelen en wanneer plant men concreet de implementatie?

Indien neen, plant men om dergelijke maatregelen te nemen in de toekomst? Zo ja, op welke wijze?

2) Wat is het beoogde doel van dergelijke scraping-programma's? Welke programma's worden specifiek gebruikt? Welke functies worden hiervan gebruikt? Kan u hierover meer toelichting geven?

Kan u aangeven welke data gebruikt en/of geraadpleegd worden? Zitten hier overheidsdatabanken bij? Zo ja, welke? Maakt men ook gebruik van scrapingtechnieken bij socialemediaprofielen? Zo ja, op welke wijze?

3) Gebruiken diensten zoals de fiscus of aanverwante agentschappen, AI om data te scrapen omtrent zaken als personenbelasting of vennootschapsbelasting, zo ja, op welke wijze en met welke programma's? Wat zijn de resultaten hierbij? Hoeveel data wordt er doorgaans per profiel gescraped, met welke gegevens? Gebeurt dit automatisch?

4) Wordt er gebruik gemaakt van LLM's, «chatbots» en andere door AI gestuurde toepassingen bij overheidsdiensten? Zo ja, hoeveel in totaal en zijn er specifieke toepassingen of processen waar AI wordt gebruikt om beslissingen te nemen of taken uit te voeren binnen deze diensten? Hoe lang zijn deze systemen reeds in gebruik? In hoeverre maakt men algemeen gebruik van generatieve AI?

5) Wordt door overheidsdiensten momenteel gebruik gemaakt van «webcrawling» en datascraping-technieken voor het verkrijgen van informatie? Zo ja, hoeveel in totaal en kunt u specifieke voorbeelden geven van hoe deze technologieën worden toegepast? Welke diensten gebruiken dergelijke technieken en hoe maken ze deel uit van de algemene workflow? Zijn er specifieke procedures voor het valideren en verifiëren van deze informatie?

6) Zijn er samenwerkingen met externe partijen of technologieleveranciers voor het implementeren dergelijke technologieën? Zo ja, hoe wordt de privacy en beveiliging van de verzamelde gegevens in dergelijke samenwerkingsverbanden gewaarborgd?

7) Welke maatregelen worden genomen om ervoor te zorgen dat AI-toepassingen binnen de overheid geen negatieve effecten hebben op kwetsbare gemeenschappen of groepen? Wordt AI momenteel gebruikt om belastingfraude en andere vormen van financieel misbruik tegen te gaan in België, zoals in Italië? Zo ja, op welke manier en hoeveel invloed heeft de AI op de besluitvorming? Is er nog sprake van een menselijke tussenkomst? Zo neen, waarom niet?

8) Wat is de perceptie van het publiek in België ten opzichte van AI in openbare diensten, en welke inspanningen worden geleverd om het bewustzijn en begrip te vergroten? Welke strategieën worden overwogen of geïmplementeerd om ervoor te zorgen dat de integratie van AI in de Belgische overheid ethisch en verantwoord verloopt?

 
Réponse reçue le 29 mai 2024 : Antwoord ontvangen op 29 mei 2024 :

1) L’adoption de l’intelligence artificielle (IA) au niveau des services publics en Belgique est en phase de démarrage. Tout dépend aussi de la définition que l’on donne à l’IA. Dans une acception large, des modèles statistiques sont utilisés depuis longtemps dans des applications telles que la détection de fraudes.

L’engouement plus récent pour l’IA, et en particulier pour l’apprentissage automatique (machine learning) et l’apprentissage profond (deeplearning), a amené l’Europe à lancer un plan coordonnée européen sur l’IA en 2018. Dès 2019, la Belgique, au niveau fédéral et au niveau régional, a élaboré des plans et initiatives dans lesquels l’adoption de l’IA par les services publics est l’un des axes de développement.

Une première enquête qualitative réalisée par le SPF BOSA – AI4Belgium et la Katholieke Universiteit Leuven (KU Leuven), en 2021, indiquait que seuls 34,7 % des organisations publiques utilisent de l’IA. Pour la plupart, l’utilisation de l’IA en était à un stade exploratoire de réalisation de tests, d’utilisation à petite échelle ou une utilisation moyenne au sein de l’organisation. Seuls quelques répondants indiquent que l’IA est utilisée à plus grande échelle. La tendance montrait notamment un fort intérêt de la plupart des organisations envisageaient de projets d’IA dans les années suivantes.

Le plan national de convergence pour le développement de l’intelligence artificielle, publié en 2022, fixe comme objectif de «fournir aux citoyens de meilleurs services et une meilleure protection» grâce à l’IA. En 2022, près de la moitié des services publics ont expérimenté avec de l’IA.

Parmi les applications existantes, citons l’indexation automatique et la recherche intelligente de documents, la reconnaissance automatique de caractères, l’optimisation de processus, la gestion de call center, des chatbots, la classification de courriels, la détection de fraudes, le démantèlement de réseaux criminels grâce à l’analyse automatique de SMS, la détection d’incident, la maintenance prédictive de services digitaux, l’anonymisation de documents, l’identification des offres d’emplois qui vous sont accessibles et des suggestions pour les formations à suivre. Plusieurs initiatives du service public fédéral (SPF) Économie, notamment en matière de protection des consommateurs peuvent également être soulignées. Récemment, le «#SmartNation AI Hackathon» s’est attaqué à plusieurs défis des services publics (faciliter l’accès à la justice, optimisation du traitement des dossiers patients au sein des hôpitaux, propositions de formulations de réponses aux questions parlementaires).

En général, le niveau fédéral et les Régions ont plus expérimenté que le niveau local. Notons néanmoins quelques initiatives très intéressantes sur les smartcities (notamment à Gand).

L’essor des technologies d’IA générative a généralisé l’utilisation de l’IA et des efforts conséquents sont mis en œuvre sur la sensibilisation à ces technologies et à leur encadrement. D’autant plus que l’AI Act a été adopté au sein de l’Union européenne. Un nouvel effort de cartographie était donc nécessaire.

Depuis fin 2023, dans le cadre de la mise en place de son «AI4Belgium Observatory», le service public fédéral Stratégie et Appui (SPF BOSA) a relancé, avec le comité d’orientation du plan national de convergence, un recensement des différentes initiatives au sein des services publics. La présentation de cet état d’adoption de l’IA au sein des services publics est attendue pour fin 2024.

2) Actuellement, le SPF BOSA n’a pas investi dans des programmes de «scraping». Cela s’est produit, par exemple, au sein du SPF Économie. À ce propos, je renvoie à la réponse du ministre compétent.

3) Pour cette question, nous vous renvoyons au ministre des Finances.

4) Plusieurs chatbots ont été mis en place, et l’arrivée des grands modèles de langage permet d’entrevoir de nouvelles possibilités. Une attention particulière sera portée sur la transparence et l’exigence de correction des informations fournies. Dans un premier temps, l’utilisation des LLM (large language model) s’entrevoit dans la capacité à interpréter automatiquement des textes, à les résumer, à retrouver l’information pertinente. La génération automatique de textes ou de synthèses est également explorée, et dans tous les cas imposent une supervision humaine d’un fonctionnaire expert. Un code de conduite pour l’utilisation de l’IA générative et une charte pour l’utilisation responsable de l’IA au sein des services publics sont en cours de finalisation. Ceci amène à répondre à la question de la prise de décisions. En aucun cas, une décision ayant un impact sur les citoyens ne sera prise sans contrôle humain au sein des services publics. L’utilisation de l’IA générative est loin d’être généralisée même si beaucoup, au sein des services publics, tout comme au sein de la population, expérimente à titre privé. La formation à ces outils est nécessaire.

5) Oui, ces technologies sont utilisées, par exemple, au niveau de l’inspection économique: certaines informations sont vérifiées par ce type de méthode, afin de protéger les consommateurs.

Ainsi, certains sites web d’entreprises sont vérifiés pour déterminer s’ils affichent toutes les informations nécessaires. Des projets qui vont dans le sens de la vérification des prix.

6) Oui, bien entendu, il existe au sein des services publics de nombreuses collaborations avec des entreprises et des chercheurs académiques. Dans le cas susmentionné, il s’agit de collecter des données publiques. En conséquence, les questions de vie privée ne se posent pas.

Il convient de noter qu’il est proposé au niveau de la charte pour l’utilisation responsable de l’IA au sein des services publics de faire automatiquement référence aux exigences éthiques de la Commission européenne dans le cadre de l’établissement de contrat, ceci comprend en particulier la protection des données privées.

7) Le cadre légal proposé par le AI Act pourvoit à ce type de question. Les valeurs qui sont promues par le plan national de convergence pour le développement de l’IA soulignent l’importance des exigences éthiques en matière de transparence, de non-discrimination, d’identification et suppression des préjugés.

Plusieurs initiatives de mes services en témoignent (en plus de celles déjà mentionnées): l’«AI Ethics Assessment Tool» (https://altai.ai4belgium.be/) ou le «massive online course» mis en place en coopération avec le Conseil de l’Europe, le SPF BOSA – AI4Belgique, le SPF Justice et le Centre pour l’égalité des chances (UNIA).

Les techniques d’IA citées ci-dessus sont utilisées pour la détection des fraudes. Je vous suggère de vous adresser à mon collègue, le ministre des Finances, à ce sujet. Il convient de noter que le principe de supervision humaine s’applique toujours à toute décision.

8) Une étude réalisée en 2019 par le SPF Économie montre que 72 % des citoyens sont d’accord avec l’affirmation selon laquelle «l’intelligence artificielle peut contribuer à améliorer la société». Les attentes dans des secteurs spécifiques comme la médecine atteignent 94 % d’opinions positives. Il est clair aussi que des peurs s’expriment, notamment sur le futur du marché de l’emploi. De là la convergence des stratégies qui mettent en avant le besoin essentiel de formation tout au long de la vie, notamment la formation au digital et la lutte contre la fracture numérique.

De nombreuses initiatives sont mises en place pour la sensibilisation et la compréhension des citoyens, à travers des initiatives comme AMAI en Flandre (créée par le Data & Maatschappij Kennis Centrum); des consultations citoyennes mises en place par FARI (AI for the Common Good Institute) à Bruxelles; ou des initiatives à travers les médias promus par l’Agence du numérique dans le cadre de sa stratégie DigitalWallonia4.ai. Il existe également des cours sur l’IA accessibles par le biais d’initiatives telles que www.elementsofai.be, la «Vlaamse AI Academy» ou des cours en coopération avec Agoria destinés aux entrepreneurs. De très nombreux séminaires sont également organisés par l’écosystème et la coalition AI4Belgium menée par BOSA afin d’expliquer et l’IA et ses enjeux au niveau de la société.

Une nouvelle consultation citoyenne a été mise en place dans le cadre de la présidence belge de l’Union européenne dont les résultats seront présentés ce 25 mai 2024.

Au sein de l’administration, la mise en place de charte adapté et code de conduite, ainsi que d’outils tels que le AI Ethics Assessment Tool, et de formations amènent les fonctionnaires à intégrer toutes les dimensions éthiques de la conception et de l’utilisation d’outil d’IA. Enfin, permettez-moi de mentionner qu’un Comité consultatif sur l’éthique des données et de l’intelligence artificielle a été mis en place pour l’administration fédéral, composé d’experts reconnus.

1) De invoering van artificiële intelligentie (AI) op het niveau van de overheidsdiensten in België bevindt zich in de opstartfase. Alles hangt ook af van hoe AI gedefinieerd wordt. In een brede betekenis worden al lang statistische modellen gebruikt in toepassingen zoals fraudedetectie.

De recentere belangstelling voor AI, en in het bijzonder voor machinaal leren (machine learning) en diepgaand leren (deeplearning), heeft Europa ertoe gebracht om in 2018 een gecoördineerd Europees AI-plan te lanceren. Sinds 2019 heeft België, op federaal en gewestelijk niveau, plannen en initiatieven uitgewerkt waarbij de invoering van AI door de overheidsdiensten een van de ontwikkelassen is.

Een eerste kwalitatieve enquête, uitgevoerd in 2021 door de federale overheidsdienst Beleid en Ondersteuning (FOD BOSA) – AI4Belgium en de Katholieke Universiteit Leuven (KU Leuven), gaf aan dat slechts 34,7 % van de overheidsorganisaties AI gebruiken. Voor het grootste deel bevond het gebruik van AI zich in een verkennend stadium van testen, kleinschalig gebruik of gemiddeld gebruik binnen de organisatie. Slechts enkele respondenten geven aan dat AI op grotere schaal wordt gebruikt. De trend toonde onder andere een sterke interesse van het merendeel van de organisaties die in de komende jaren AI-projecten beoogden.

Het nationaal convergentieplan voor de ontwikkeling van artificiële intelligentie, gepubliceerd in 2022, heeft als doelstelling een «betere dienstverlening en een betere beveiliging aan de burgers» dankzij AI. In 2022 heeft bijna de helft van de overheidsdiensten geëxperimenteerd met AI.

Voorbeelden van de bestaande toepassingen zijn: het automatisch indexeren en het intelligent doorzoeken van documenten, het automatisch herkennen van karakters, de optimalisatie van processen, het call center-beheer, de chatbots, de e-mailclassificatie, fraudedetectie, het ontmantelen van criminele netwerken dankzij de automatische analyse van sms’en, de opsporing van incidenten, het predictief onderhoud van digitale diensten, de anonimisering van documenten, de identificatie van vacatures waar u toegang toe heeft en suggesties voor te volgen opleidingen, meerdere initiatieven van de FOD Economie, onder andere op het vlak van bescherming van consumenten, kunnen ook aangehaald worden. Onlangs heeft de #SmartNation AI Hackathon zich gebogen over verschillende uitdagingen van de overheidsdiensten (toegang tot justitie vergemakkelijken, verwerking van patiëntendossiers in ziekenhuizen optimaliseren, formuleringen van antwoorden op parlementaire vragen voorstellen).

Over het algemeen hebben het federaal niveau en de Gewesten meer geëxperimenteerd dan het lokale niveau. Merk echter op dat er enkele erg interessante initiatieven zijn rond smartcities (onder andere in Gent).

De opmars van generatieve AI-technologieën heeft het gebruik van AI veralgemeend en grote inspanningen zijn geleverd voor de sensibilisering rond deze technologieën en hun omkadering. Zeker nu de AI Act aangenomen werd binnen de Europese Unie. Er was dus een nieuwe inspanning voor de cartografie nodig.

In het kader van de implementatie van zijn AI4Belgium Observatory, heeft de FOD BOSA sinds eind 2023 samen met het Sturingscomité van het nationaal convergentieplan een nieuw overzicht van de verschillende initiatieven binnen de overheidsdiensten gelanceerd. De presentatie van deze staat van invoering van AI binnen de overheidsdiensten wordt verwacht tegen eind 2024.

2) Op dit moment werden er nog geen investeringen in scraping programma’s gedaan binnen de FOD BOSA. Dat gebeurde wel bijvoorbeeld binnen de FOD Economie. Ik verwijs hiervoor naar het antwoord van de bevoegde minister.

3) We verwijzen u voor deze vraag naar de minister van Financiën.

4) Er werden verschillende chatbots ingevoerd en de komst van grote taalmodellen opent nieuwe mogelijkheden. Er zal in het bijzonder aandacht worden besteed aan de transparantie en de noodzaak tot correctie van verstrekte informatie. In eerste instantie kan het gebruik van LLM (large language model) worden gezien in hun vermogen om automatisch teksten te interpreteren, samen te vatten en de relevante informatie terug te vinden. Het automatisch genereren van teksten of samenvattingen wordt ook verkend en vereist in alle gevallen een menselijk toezicht door een expert-ambtenaar. De laatste hand wordt gelegd aan een gedragscode voor het gebruik van generatieve AI en aan een charter voor het verantwoord gebruik van AI binnen de overheidsdiensten. Dit brengt ons bij de kwestie van besluitvorming. In geen enkel geval zal binnen de overheidsdiensten een beslissing genomen worden, die een impact zou hebben op de burger, zonder menselijk toezicht. Het gebruik van generatieve AI is nog lang niet gegeneraliseerd, hoewel velen, zowel bij de overheidsdiensten als binnen de bevolking, experimenteren in de privésfeer. Een opleiding rond deze tools is noodzakelijk.

5) Ja, deze technologieën worden gebruikt, bijvoorbeeld op het niveau van de economische inspectie: bepaalde informatie wordt geverifieerd om aldus de consumenten te beschermen.

Zo worden bepaalde ondernemingswebsites geverifieerd om te bepalen of zij alle nodige informatie weergeven. Projecten die in de richting gaan van de prijsverificatie.

6) Ja, uiteraard bestaan er binnen de overheidsdiensten talrijke samenwerkingen met ondernemingen en academische onderzoekers. In het voornoemde geval gaat het om het verzamelen van openbare gegevens. Bijgevolg ontstaan er dus geen privacy issues.

Merk op dat op het niveau van het charter voor het verantwoord gebruik van AI binnen de overheidsdiensten voorgesteld wordt om automatisch te refereren naar de ethische vereisten van de Europese Commissie in het kader van het opstellen van overeenkomsten. Dit omvat in het bijzonder de bescherming van de persoonlijke gegevens.

7) Het wettelijk kader dat de AI Act voorstelt, voorziet in dit soort vraag. De waarden die worden gepromoot in het nationaal convergentieplan voor de ontwikkeling van AI onderstrepen het belang van de ethische vereisten inzake transparantie, non-discriminatie, identificatie en verwijdering van vooroordelen.

Meerdere initiatieven van mijn diensten benadrukken dat (naast diegene die al eerder werden genoemd): de AI Ethics Assessment Tool (https://altai.ai4belgium.be/) of de «massive online course» die geïmplementeerd werd met de Raad van Europa, de FOD BOSA – AI4Belgium, de FOD Justitie en het Gelijkekansencentrum (UNIA).

AI-technieken zoals hierboven aangehaald worden gebruikt voor fraudedetectie. Ik stel voor dat u zich richt tot mijn collega, de minister van Financiën, hierover. Merk op dat het principe van menselijk toezicht steeds van toepassing is voor elke beslissing.

8) Een studie die in 2019 werd uitgevoerd door de FOD Economie, toont aan dat 72 % van de burgers akkoord gaan met de verklaring dat «artificiële intelligentie kan bijdragen aan het verbeteren van de maatschappij». De verwachtingen in specifieke sectoren, zoals de medische sector, halen 94 % positieve meningen. Het is ook duidelijk dat er angsten geuit worden, met name over de toekomst van de arbeidsmarkt. Vandaar de convergentie van strategieën die het essentiële belang van levenslang leren naar voor schuiven, met name digitaal leren en de strijd tegen de digitale kloof.

Verschillende initiatieven worden uitgewerkt voor de sensibilisering en het begrip van de burgers, door middel van initiatieven zoals AMAI in Vlaanderen (gemaakt door het Data & Maatschappij Kennis Centrum); burgerbevragingen uitgewerkt door FARI (AI for the Common Good Institute) in Brussel; of initiatieven via de media gepromoot door het Agence du numérique in het kader van zijn strategie DigitalWallonia4.ai. Er zijn ook cursussen rond AI toegankelijk via initiatieven zoals www.elementsofai.be, de Vlaamse AI Academy of cursussen in samenwerking met Agoria bedoeld voor ondernemers. Ook worden veel verschillende seminaries georganiseerd door het ecosysteem en de coalitie AI4Belgium, geleid door BOSA, om zowel AI als zijn uitdagingen op maatschappelijk vlak te verklaren.

Er werd een nieuwe burgerbevraging uitgevoerd in het kader van het Belgisch voorzitterschap van de Europese Unie. De resultaten van die bevraging werden op 25 mei 2024 voorgesteld.

Binnen de overheid brengen de implementatie van het aangepaste charter en de gedragscode, tools zoals de AI Ethics Assessment Tool en opleidingen de ambtenaren ertoe om alle ethische dimensies van het ontwerp en het gebruik van een AI-tool te integreren. Tot slot geef ik mee dat er een raadgevend comité werd opgericht voor de ethiek van de gegevens en de artificiële intelligentie voor de federale overheid, samengesteld uit erkende experten.